Edito

La trame verte et bleue et la flore

Jérôme Millet

Directeur adjoint
Fédération des Conservatoires botaniques nationaux

La TVB est principalement conçue pour contrecarrer les effets de la fragmentation et de la destruction des habitats qui résultent des activités humaines et qui sont considérées comme des causes majeures de l’érosion de la biodiversité. En effet, la réduction de la taille des fragments d'habitats et l'augmentation de leur isolement réduisent, à long terme, la viabilité des populations d'espèces qui y vivent en raison de la réduction ou de la disparition des échanges entre populations. Ainsi, les corridors et la restauration des connectivités ont été identifiés comme principal moyen de limiter les effets des changements globaux, et en particulier les changements climatiques qui vont provoquer des changements géographiques des conditions bioclimatiques et ainsi forcer de nombreuses espèces à migrer afin de conserver des conditions favorables à leur cycle de vie.

La mise en place de la TVB, via notamment la restauration des connectivités, vise ainsi à faciliter les échanges d’individus et à entretenir un flux de gènes entre les différentes populations d’une même espèce. Pour autant, ces échanges dépendent de l'aptitude des espèces à se disperser et peuvent être facteur de dilution génétique selon certains chercheurs. A cet égard, les plantes sont le plus souvent enracinées et leur migration ne peut prendre la forme de celles observées chez les animaux. La nécessité d'une continuité écologique est donc moins évidente à appréhender en ce qui les concernent, et de fait, elles ont fait l'objet d'études moins nombreuses. Les quelques études ont parfois même montré qu’un même corridor pouvait d’une part, favoriser la pollinisation et la dispersion des graines et, d’autre part, augmenter la pression de prédation sur les graines par la faune utilisant les corridors pour se déplacer.
De plus, les échanges génétiques entre populations d'espèces végétales se passent à des échelles de temps longues et selon des modalités plus variées et plus complexes que celles opérées dans le règne animal.  De ce fait, les plantes répondent lentement aux effets des changements globaux et du changement climatique en particulier. Une étude récente, parue dans la revue Nature Climate Change, montre d'ailleurs que ce sont les plantes (avec les amphibiens et les reptiles) qui sont le plus «à risque» car le rythme de leur capacité d'adaptation est plus lent que celui du changement climatique.

Par ailleurs, si les continuités écologiques peuvent avoir un effet sur la taille de population d'une espèce, il convient de garder en tête que l'isolement géographique est aussi un facteur à l'origine des phénomènes de spéciation. C'est l'isolement qui a contribué à la diversité taxonomique que nous connaissons aujourd'hui, même si la fragmentation et le rythme de destruction des milieux naturels actuels n'ont aucune commune mesure avec ces processus longs et millénaires. De plus, dans certaines conditions, les corridors biologiques peuvent  favoriser également la progression de certaines espèces végétales exotiques envahissantes tant redoutées, notamment lorsqu'il s'agit de milieux plus ou moins anthropisés ou de corridors fluviaux. Il convient donc de ne pas vouloir faire feu de tout bois et de ne pas considérer tout espace un tant soit peu végétalisé comme un corridor fonctionnel pour les écosystèmes naturels et semi-naturels.

Bien entendu, ces exemples ne doivent pas décourager les efforts faits pour favoriser la perméabilité des espaces nécessaires à leur reconquête par les espèces. La prise en compte de la flore et de la végétation dans les projets de trames verte et bleue y a toute sa place, car c'est souvent la végétation qui structure et rend accueillants aussi bien les "couloirs de vie" que la matrice qu'ils traversent. Ils nous conduisent juste à pondérer les approches et nous enseignent l'humilité que tous nous devons avoir face à la complexité du vivant. Oser s'y confronter, c'est accepter ses contradictions et mieux assumer ses choix.

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Vie du groupe d'échange national

Créé en 2005, le groupe Trame verte et bleue est un lieu d’échanges entre «experts» et «praticiens» des corridors écologiques et des trames vertes et bleues. Le groupe comprend 40 PNR et des partenaires de plus en plus nombreux (établissements publics, collectivités territoriales, associations, laboratoires de recherche,…), pour un total d’une centaine de membres.

Retour sur la journée d'échange du le11 octobre

"Trame verte et bleue et agriculture" : 11 octobre

En valorisant plus de la moitié de la surface du territoire français, l’agriculture a un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité et des continuités écologiques nécessaires à la survie de nombreuses espèces. Cette biodiversité lui est par ailleurs nécessaire en raison des nombreux services rendus par les écosystèmes (auxiliaires des cultures, meilleure résistance aux pathogènes, lutte contre l’érosion des sols, régulation thermique…).

Dans ce contexte, quels équilibres trouver entre préservation et remise en bon état des continuités écologiques et maintien voire développement de l’activité agricole ? Quelles sont les synergies à développer ? Quelles marges de manœuvre existent lors de conflits d’usage ?

Cette journée d’échanges, co-organisée avec AgroParisTech, a ainsi permis de partager de réelles expérimentations de mise en en œuvre de TVB en milieu agricole et d'identifier des leviers méthodologiques et concrets pour concilier prise en compte des continuités écologiques et activité économique.

Prochain rendez-vous : le17 décembre

Comment concilier le développement des énergies renouvelables et la préservation des continuités écologiques ?

Le développement des énergies renouvelables et la mise en place d’une Trame verte et bleue sont deux enjeux majeurs assignés aux territoires suite au Grenelle de l’environnement. Tous deux visent entre autres à favoriser l’adaptation au changement climatique et atténuer ses effets.

Au-delà d’une convergence d’objectif, des synergies peuvent apparaitre dans la mise en œuvre locale de ces deux politiques (développement de filières bois-énergie pouvant contribuer à l’entretien de trames boisées par exemple).
Dans d’autres cas, des tensions existent entre développement des énergies renouvelables et préservation des continuités écologiques : construction de parcs éoliens et impact sur la circulation de l’avifaune, aménagement d’ouvrages hydroélectriques et rupture de la continuité piscicole ou encore pratiques intensives de production de bois-énergie constituant une atteinte au bon fonctionnement des continuités écologiques.

Dans ce contexte, comment concilier la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques avec le développement des énergies renouvelables ? Quelles sont les synergies existantes/à développer ? Quelles solutions techniques existent pour répondre à ces deux enjeux ? Comment les croiser ou les hiérarchiser dans des documents-cadre (SRCE, SRCAE, PCET, schémas locaux TVB, etc.) ?

Cette première journée d'échanges sur ce sujet est co-organisée avec l'ADEME. Elle vise à partager questionnements, difficultés et bonnes pratiques.

Contact: Fédération des Parcs naturels régionaux

crédit photo FPNRF
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Du côté des territoires...

Bocage Briéron, Saint André-des-Eaux
Emmanuelle VOISIN

Programme multi-partenarial de maintien et restauration de continuités écologiques bocagères

Dans le cadre de son Plan régional pour la Biodiversité adopté en janvier 2010, la Région des Pays de la Loire a lancé en 2011, sous forme d’appels à propositions, un nouveau dispositif destiné à accompagner la mise en œuvre de projets opérationnels de préservation, d’entretien et de restauration des corridors écologiques du territoire régional : le Contrat nature en Pays de la Loire.
Véritable outil opérationnel de mise en place de la Trame verte et bleue (TVB) à l’échelle locale, il doit également servir à évaluer les expérimentations très concrètes.

Un bocage et une nature dite ordinaire à préserver

Le Contrat nature « Parc naturel régional de Brière – Grands tritons », issu d'une réflexion concertée entre ses partenaires, est destiné d’une part à « Conforter la Trame Verte et Bleue sur un secteur à fort enjeu batrachologique et d’autre part à créer une dynamique partenariale et une culture de prise en compte de la trame écologique ».
Le bocage du Parc de Brière comprend une mosaïque de parcelles agricoles (herbages et cultures), de haies, de zones humides, mares et pièces d’eau. Ce paysage sujet aux pressions urbaines et au développement des infrastructures, tend à se fragmenter de manière préjudiciable à la biodiversité qu’il abrite. Le Triton crêté, espèce emblématique de ce bocage, est le seul amphibien  inscrit à l’annexe II de la Directive Habitats observé sur le territoire.
La réalisation du contrat nature doit permettre de maintenir et renforcer les continuités écologiques bocagères en faveur de cette espèce et du Triton marbré, autre Grand triton du territoire dont la préservation est d’enjeu majeur à l’échelle de la Région des Pays de la Loire. La conservation des Grands tritons doit par ailleurs permettre celle de nombreuses autres espèces bocagères.

Un programme fédérateur, de la concertation aux actions opérationnelles

La connaissance du paysage bocager local et, plus récemment, de sa trame écologique a justifié la mise en œuvre de ce Contrat nature sur trois communes du Parc naturel régional de Brière, communes de Guérande, de Saint André-des-Eaux et de Saint-Lyphard , avec le soutien de la Région des Pays de la Loire et en association avec plusieurs partenaires (les Communautés d’agglomération de Cap Atlantique et de la CARENE, l’association Loire Océane Environnement, le Département de Loire Atlantique et la Chambre d’Agriculture de Loire Atlantique).
La mise en place de ce Contrat nature représente pour le Parc naturel régional de Brière un enjeu majeur avec un double objectif : renforcer les collaborations existantes avec les principaux acteurs locaux (Collectivités et agriculteurs) et permettre d’intégrer à ses actions de conservation, la nature dite « ordinaire ». Le projet s’appuie sur un ensemble de travaux opérationnels d’amélioration de réseaux de mares et de haies, de résorption des discontinuités liées aux infrastructures routières et d’actions de sensibilisation des acteurs du territoire à des pratiques de gestion plus adaptées.

Pour atteindre ces objectifs un programme d’action a été co-construit. Il comprend :
- Des compléments d’étude préalables aux travaux,
- L’aménagement de 10 dispositifs de franchissement des axes routiers pour la faune,
- La création et la restauration de mares (45 mares sur deux ans),
- L’implantation et le confortement de haies bocagères (10 km chez les agriculteurs, 800m pour les collectivités),
- L’évolution des pratiques de gestion des éléments de la Trame,
- L’intégration de la TVB dans les documents d’urbanisme (ateliers de réflexion),
- La sensibilisation des scolaires (animations auprès de 5 classes)
- La diffusion et la valorisation des acquis du Contrat nature

Le montant global de ces actions représente 526 775 € pour une subvention régionale de 339 540 € soit 64 % du montant total.

Chacun des 9 partenaires principaux apporte sa contribution à l’édifice en valorisant au mieux ses spécificités dans son champ d’action, comme maître d’ouvrage, co-financeur ou membre de groupe de travail.

C’est donc le multi-partenariat articulé autour des différents acteurs du territoire (grand public, scolaire, agriculteurs, collectivités, établissements publics de coopération intercommunale, etc.) qui constitue le ciment de ce projet.

Fiche expérience du centre de ressources


Femelle de Triton crêté © Emmanuelle Voisin

Mare de Saint Lyphard © Emmanuelle Voisin

Contact

Emmanuelle VOISIN
Chargée de mission Contrat Nature
Parc naturel régional de Brière
Mail : e.voisin@parc-naturel-briere.fr

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Actualités nationales

Prix "Infrastructures pour la Mobilité et Biodiversité" (IMB)

Organisé par l'IDRRIM et l'ensemble des signataires de la Convention d'engagement volontaire depuis 2010, le Prix IMB vise à récompenser les initiatives prises par les acteurs impliqués dans la conception, la construction, l'entretien, l'aménagement et l'exploitation des infrastructures routières, fluviales, ferroviaires ou aéroportuaires, voiries diverses ou aménagements urbains, en faveur de la préservation ou de la valorisation des espaces naturels et de la biodiversité.

L'objectif est d'identifier et de valoriser les meilleurs projets de préservation, de restauration et de valorisation de la biodiversité, y compris les plus petits et les plus ingénieux.

Présidé cette année par Mme Mauricette STEINFELDER, membre du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) et composé de 20 professionnels reconnus dans le domaine de la mobilité et de l'environnement, le jury a distingué les meilleurs projets à travers 5 catégories dont l'une spécifiquement dédiée aux continuités écologiques.

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Remise des prix du concours capitale française de la biodiversité

En septembre dernier, Niort avait été élue capitale française de la biodiversité 2013, dans le cadre du concours des collectivités locales engagées dans la préservation de la biodiversité, organisé pour la quatrième fois par Natureparif. Dans la catégorie "Villes moyennes", c'est Lorient qui a été lauréat pour son intégration de la trame verte et bleue dans son plan local d’urbanisme et sa politique exemplaire en matière d’éducation à l’environnement en milieu scolaire.

Le 18 novembre dernier a eu lieu la cérémonie de remise des prix du concours Capitale française de la biodiversité, au Conseil économique, social et environnemental, Palais d’Iéna à Paris, en présence de Liliane Pays, présidente de Natureparif, de Sandra Lagumina, Directeur Général de GrDF, et des représentants des partenaires du Concours.

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Appel à projets de recherche Infrastructures linéaires de transport, biodiversités et paysages

Le Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie (MEDDE), le Club des opérateurs d'Infrastructures Linéaires et Biodiversité ainsi que la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) lancent un appel à projets de recherche conjoint dans le cadre du programme ITTECOP (Infrastructures de Transports Terrestres, Ecosystèmes et Paysages) sur le thème " Infrastructures linéaires de transport, biodiversités et paysages".

Quatre axes de recherches sont ouverts :
1. Infrastructures linéaires de transport : dynamiques des paysages et des biodiversités
2. Dynamiques de la biodiversité et gestion des Infrastructures linéaires de transport et leurs emprises (ILTe)
3. La recherche opérationnelle en appui à la conception/design et à l’adaptation des ILTe pour y développer la biodiversité
4. Réversibilité des ILTe ?

La date limite du dépôt des propositions est fixée au mardi 11 février 2014 à 12 heures

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Lignes directrices nationales sur la séquence éviter, réduire et compenser les impacts sur les milieux naturels

Les lignes directrices constituent un document méthodologique, élaboré par un groupe de travail réunissant l’ensemble des parties prenantes concernées par la prise en compte de la protection de l’eau et de la biodiversité dans les projets d’aménagement et les documents de planification.
Il s’agit de transcrire dans les pratiques, les obligations découlant des textes législatifs et réglementaires sur l’évitement, la réduction et la compensation des impacts sur les milieux naturels. Les lignes directrices précisent de manière pragmatique les principes qui guident cette séquence ainsi que les méthodes mobilisables pour la mettre en oeuvre, dans l’objectif de conserver globalement la qualité environnementale des milieux, et si possible d’obtenir un gain net lorsque l’état de ces milieux est dégradé.

Elles portent sur l’ensemble des milieux naturels terrestres, aquatiques et marins et abordent les enjeux de continuités écologiques. Elles s'adressent à tous les acteurs concernés (services de l’État, établissements publics, collectivités locales, entreprises, associations), agissant en tant que maîtres d’ouvrage, maîtres d’oeuvre, prestataires, services instructeurs, autorité environnementale, services de police et autres parties prenantes.

Les lignes directrices ont vocation à évoluer en fonction de la réglementation et de la parution de nouveaux outils techniques. Leur application fera l’objet d’un retour d’expériences afin de suivre les déclinaisons territoriales et sectorielles et d’améliorer les méthodes proposées.

Cartographie des ouvrages sur les cours d'eau

Un inventaire des ouvrages construits sur les cours d'eau (barrages, seuils, écluses, digues, moulins...) a été réalisé pour la France métropolitaine. Il s'agit du référentiel des obstacles à l'écoulement.
Cet inventaire est aujourd’hui diffusé sous forme de carte interactive qui permet de visualiser par département, par commune ou par cours d’eau, la position spatiale des ouvrages connus.

L'Onema vient de mettre en ligne cet cartographie à l'échelle nationale. A ces informations sera prochainement ajoutée une base de données évaluant les impacts de ces ouvrages sur les continuités écologiques, notamment pour les poissons.

Référentiel des obstacles à l'écoulement
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Enquête sur la récolte, la production et l'utilisation de plants et semences sauvages en France

Le projet {Flore locale} et Messicoles est porté par la Fédération des conservatoires botaniques nationaux, en partenariat avec l’Association française arbres champêtres et agroforesteries (AFAC-Agroforesteries) et l’association Plante & Cité. Il a été retenu dans le cadre des appels à projets 2011 de la Stratégie nationale pour la biodiversité.

Le projet vise à soutenir la production de plantes sauvages d'origine locale (plants, semences, bulbes...) en créant des labels de qualité pour garantir l'origine sauvage et locale, la préservation des sites de récolte et le respect de la diversité génétique tout au long des processus de récolte et de production. L'objectif est de conforter l'offre en végétaux d’origine locale pour répondre notamment à la demande des opérations de plantation, de revégétalisation ou de fleurissement menées dans le cadre de démarches Trame verte et bleue.

Une enquête s'adressant aux récolteurs, aux producteurs, aux porteurs de projets, aux prescripteurs de plants et semences sauvages d'origine locale et à leurs partenaires vient d'être lancée. Les résultats permettront de dresser un état des lieux des acteurs, des pratiques et des besoins en France.

Enquête en ligne

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Actualités des régions

Avancement des schémas régionaux de cohérence écologique

Les démarches d’élaboration des schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE) se poursuivent toutes en métropole, en partenariat Etat/Région, en concertation ou co-construction avec les acteurs locaux (ateliers thématiques ou territoriaux) et en association avec les comités régionaux trames verte et bleue, constitués de 5 collèges.
Le premier SRCE a été approuvé à l’unanimité par le conseil régional d'Ile-de-France le 26 septembre dernier et adopté par le préfet de la région Ile-de-France le 21 octobre 2013.
Le calendrier poursuivi dans les autres régions métropolitaines devrait permettre à au moins quinze schémas d’être adoptés en 2014, et la totalité en 2015.
En Corse, le PADDUC en cours de révision vaudra SRCE.
En Outre-Mer, les SAR doivent intégrer un chapitre individualisé valant SRCE lors de leur révision, c’est le cas pour les SAR Guyane, Mayotte et Martinique, en cours de révision.

Centre-Val de Loire

Des réunions de concertation territoriale sur le plan d'action

Après une validation des éléments cartographiques du SRCE (réservoirs, corridors) le 16 avril 2013 en Comité régional trames verte et bleue, la Région Centre a débuté l'élaboration du plan d'action en juin dernier avec l'intervention d'un bureau d'étude, retenu pour cette nouvelle étape.
En septembre et début octobre 2013, 12 réunions de concertation territoriale se sont succédées afin de présenter, par territoire, les enjeux de continuité identifiés ainsi que les actions déjà recensées, et de recueillir les avis des acteurs locaux (enjeux complémentaires à inscrire) et leurs propositions d'actions (généralement déjà engagées) sur le sujet.
Le plan d'action finalisé en octobre par le bureau d'étude, et plus globalement le SRCE, devrait être soumis à la validation du CRTVB d'ici la fin de l'année. En parallèle, un autre bureau d'étude doit établir le rapport d'évaluation environnementale.

Haute-Normandie

Conseil d'orientation de la Stratégie Régionale de la Biodiversité

Le projet de SRCE de Haute-Normandie, validé par le comité de pilotage de la Stratégie Régionale de la Biodiversité le 14 octobre 2013 avec quelques demandes de modifications à la marge, a ensuite été présenté au Conseil d'orientation de la SRB (valant Comité régional TVB) le 5 novembre dernier.
Les étapes désormais à venir sont la phase de consultation officielle qui sera menée cet hiver suivie de l'enquête publique au printemps pour une adoption du schéma à l'automne 2014.

Ile-de-France

Le premier SRCE adopté en Ile-de-France !

Le premier Schéma Régional de Cohérence Ecologique vient d'être adopté ce 21 octobre en Ile-de-France. L'élaboration de ce schéma est le fruit d'un travail partenarial approfondi conduit depuis 2010 par la direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie (DRIEE) et le conseil régional, en association avec les parties prenantes réunies dans le Comité régional « trames verte et bleue » d'Île-de-France. Un très grand nombre d'acteurs franciliens a également été associé à un riche processus de concertation et de co-construction, qui s'est achevé avec la consultation des collectivités et l'enquête publique.

Un séminaire régional se tiendra le 12 décembre prochain afin de présenter le document achevé ainsi que les actions à porter pour la mise en œuvre.

Le SRCE est mis à la disposition du public sur les sites Internet www.iledefrance.fr et www.ile-de-france.gouv.fr.

Nord-Pas de Calais

Lancement de l'enquête publique

La Région Nord - Pas-de-Calais a lancé la phase d’enquête publique sur le projet de schéma régional de cohérence écologique – Trame verte et bleue (SCRE - TVB) le 18 novembre dernier et prendra fin le jeudi 2 janvier 2014. Le dossier d'enquête publique est consultable sur un site internet dédié : http://srce-tvb-npdc.fr.

Cette enquête publique est la dernière étape d'un processus de concertation engagé depuis 2 ans et demi. Une large concertation s’est tenue au sein du comité régional « trame verte et bleue » composé d'acteurs de la région et en particulier les élus, les entreprises, les agriculteurs, les associations de protection de l’environnement. L'ensemble des communes et de leurs groupements ont été consultés au printemps 2013. A l'issue de l'enquête publique, le schéma, éventuellement modifié pour tenir compte des observations du public, sera soumis à délibération du Conseil régional et adopté par arrêté du préfet de la région Nord-Pas-de-Calais.

Le schéma est également consultable depuis le site des services de l’Etat www.nord.gouv.fr. Il comprend notamment une carte interactive qui identifie les réservoirs de biodiversité et les continuités écologiques à préserver.

Pays de la Loire

Comité régional Trames verte et bleue et ateliers de travail

Le Comité régional Trames verte et bleue Pays de la Loire officialisé (l'arrêté date du 29 juillet 2013) s'est tenu le 22 octobre 2013. Cette réunion visait avant tout à présenter l’état d’avancement de la réflexion régionale et, particulièrement, avoir un temps d’échanges autour de la carte régionale des réservoirs de biodiversité réalisée à l’issue de l’organisation en juin dernier d’ateliers départementaux sur ce thème. Une seconde série d'ateliers est actuellement en cours pour mobiliser l’expertise locale autour de l’identification des corridors écologiques d’intérêt régional et des objectifs pour les continuités écologiques retenues. Les résultats de ces ateliers seront de nouveau présentés en CRTVB début 2014.
En parallèle, le plan d'action stratégique a été amorcé pour les parties générales et sera complété au regard des résultats de la deuxième série d'ateliers.

Rhône-Alpes

Phase de consultation et mise à disposition de la cartographie du SRCE

Suite au travail mené en 2012 avec les acteurs locaux, 6 réunions de concertation ont réuni, au printemps 2013, les porteurs de SCoT, les associations naturalistes, les gestionnaires d'infrastructures de transport, les conseils généraux et les acteurs du monde rural. Leurs contributions ont abouti au projet de SRCE Rhône-Alpes présenté au Comité régional Trames verte et bleue le 3 juillet dernier. Le projet, arrêté par le Préfet et le Président de Région le 18 juillet, a été salué par les membres du CRTVB et du CESER, ce document est le résultat d'une véritable construction collective entre les acteurs de la biodiversité et de l'aménagement du territoire en Rhône-Alpes.
La phase de consultation réglementaire ensuite lancée le 20 août s'est achevée depuis le 20 novembre. Le SRCE Rhône-Alpes sera désormais soumis à enquête publique dès décembre 2013, avant une adoption définitive du schéma prévue à l'horizon du printemps 2014.

La cartographie de la Trame verte et bleue de la Région Rhône-Alpes associée au projet SRCE est désormais consultable en ligne grâce à une application de cartographie dynamique. L'export de couches SIG reste cependant subordonnée à l'approbation définitive du SRCE en 2014.
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Actualités locales

Sensibilisation des professionnels du Sud-Ouest aux continuités écologiques

Le 20 juin 2013, la délégation interrégionale Sud-Ouest de l’Onema a organisé une journée d’information et d’échanges sur les thèmes de la continuité écologique. L’objectif ? Préciser les principaux éléments clés des démarches de restauration. Cette journée a rassemblé près de 130 personnes représentant un large éventail d’acteurs directement impliqués dans la restauration des cours d’eau : services de l’État, agence de l’eau, Onema, collectivités territoriales et leurs techniciens, associations et quelques bureaux d’études. Au programme : aides financières, recensement des ouvrages, expertise à la franchissabilité des ouvrages, solutions techniques permettant de limiter les impacts. Plusieurs exemples concrets de démarches déjà engagées sur les territoires – Landes, Bave, Dronne – ont également été présentés.

Un schéma Trame verte et bleue pour le territoire pévélois

L'association du Pays Pévélois s'est engagé en 2013 dans l'élaboration du schéma Trame verte et bleue pour le territoire pévélois. Une première réunion d'information a réuni quatre-vingt personnes, notamment des élus de communes concernées, des agriculteurs, la Fédération des chasseurs, des représentants de la Chambre d’agriculture et diverses institutions telles que la SAFER, le conseil général ou le conseil régional.
La prochaine étape pour l’association du Pays pévélois sera de lancer un appel à contribution qui permettra d’identifier les projets, d’aider et de promouvoir ensuite les actions.
Au cours de la réunion, différents axes du travail ont été identifiés : la préservation des espaces les plus sensibles, la création de continuités écologiques appelées corridors humides, boisés, l’aménagement et la gestion du territoire dans le cadre de la prise en compte de la trame verte et bleue dans le PLU, la sensibilisation et la formation des différents publics (élus, associations, habitants, agriculteurs, éducation à l’environnement, etc).

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Actualités Internationales

Conférence européenne "L'infrastructure verte : faire participer les régions, les villes et la société civile"

La Commission européenne a mis en place une stratégie visant à promouvoir l'infrastructure verte en tant qu'outil s'appuyant sur l'utilisation des éléments naturels et semi-naturels afin de générer divers avantages pour la population et les écosystèmes. Une bonne coordination entre tous les niveaux de gouvernance et la participation de la société civile sont des facteurs clés nécessaires pour faire progresser l’infrastructure verte dans l’UE.

Dans ce cadre, le 4 novembre dernier le Comité des Régions (CdR) et le Comité économique et social européen (CESE) ont organisé conjointement une conférence sur le thème: "L'infrastructure verte : faire participer les régions, les villes et la société civile".

Le Commissaire Janez Potočnik y a présenté l'initiative de la Commission sur l’Infrastructure verte et exposé comment le prochain Cadre Financier Pluriannuel permettra de financer ce type de projet. Des représentants du Comité des régions et du Conseil Économique et Social Européen ont présenté les avis favorables rendus par leurs institutions sur la Communication sur l'Infrastructure verte. La conférence a également mis en avant des exemples d'actions concrètes et de planification participative déjà portées par des autorités locales et régionales qui peuvent contribuer à la mise en place de l’infrastructure verte. Cette conférence, qui a rassemblé plus de 100 personnes, est un signal fort pour conforter et amplifier le déploiement de la trame verte et bleue par les collectivités et l'ensemble des acteurs socio-économiques et pour l'avenir des financements européens sur le sujet.

Présentations de la conférence

Forum : "la Trame verte et bleue du Grand Montréal, l'affaire de tous"

Le forum La Trame verte et bleue du Grand Montréal, l'affaire de tous, organisé par le Conseil régional de l'environnement de Montréal, en collaboration avec le Mouvement Ceinture Verte et grâce au soutien de la Communauté métropolitaine de Montréal, s'est déroulé le 25 septembre dernier. Une dizaine de spécialistes et d'acteurs concernés sont venus traiter d'enjeux reliés à la mise en oeuvre de ce projet prometteur. Près de 150 personnes, élus et professionnels ont assisté à cette matinée-conférence.

Cette première édition a été l'occasion pour les acteurs de s'informer, de s'outiller et d'échanger sur les actions menant à la création de la Trame verte et bleue du Grand Montréal. Des présentations, témoignages et table ronde ont permis de faire découvrir, tout au long de de cette journée, diverses initiatives qui ont porté leur fruit sur le terrain quant aux défis rencontrés, aux moyens mis en oeuvre et aux résultats atteints.

Ce forum s'inscrit dans la volonté de doter la Communauté métropolitaine d'outils de suivi de la mise en oeuvre du Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD). Rappelons que des ententes ont été conclues entre le gouvernement du Québec et la Communauté métropolitaine de Montréal prévoyant des investissements de 150 M$ pour la mise en oeuvre de la Trame verte et bleue du Grand Montréal.

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Zoom sur...

Le site des Argales : un terril aménagé en un Espace Naturel Sensible et une base de loisirs (Rieulay)
Samuel Dhote - MBM

La Mission Bassin Minier: une ingénierie atypique

Le Bassin minier du Nord-Pas de Calais est un vaste territoire relativement plat d’où émergent de petits monts : les terrils, noirs pour certains, verts pour d’autres, selon la dynamique de la végétation et les interventions réalisées pour les sécuriser et les verdir. Ceux-ci sont également reliés par d’anciennes voies ferrées. De ces empreintes héritées de la mine, le Bassin minier a fait un atout.

Ce changement de regard, amorcé dès les années 70 avec la reconquête de friches minières, est perceptible à partir des années 2000, date de création de l’association Mission Bassin Minier (MBM) par l’Etat, la Région Nord-Pas-de-Calais, les Départements du Nord et du Pas-de-Calais, et l’Association des Communes Minières.

Ainsi, dès sa création, cet outil d’ingénierie a coordonné la réalisation d’un schéma de Trame verte, schéma stratégique et innovant qui intègre la nécessité de préserver les rares espaces de nature du territoire, tout en offrant à la population de nouveaux espaces de loisirs et en affirmant sa spécificité paysagère. Ce schéma s’appuie sur l’héritage minier : ses anciennes voies ferrées sont des corridors écologiques et des cheminements reliant la ville aux espaces de nature et de loisirs ; ses terrils sont identifiés comme des espaces néonaturels riches d’une biodiversité atypique pour le territoire et des espaces de loisirs aux dénivelés intéressants pour créer des terrains de jeux. Ses espaces agricoles sont aussi mis en avant comme éléments à préserver pour limiter l’urbanisation et sublimer le patrimoine minier par le contraste entre l’ouverture des paysages agricoles avec la densité des cités minières, et les reliefs créés par les terrils.

Afin d’accompagner les nombreux acteurs du territoire dans la mise en œuvre de ce schéma, la MBM agit sur plusieurs fronts, toujours avec l’ambition de ne pas opposer les enjeux écologique, social, récréatif et patrimonial, mais bien d’avoir une complémentarité entre eux. Sur le front de l’aménagement, la MBM met en réseau les acteurs écologiques, sportifs, politiques et économiques pour créer des itinéraires tels que les 25 boucles proposées dans le schéma, un itinéraire de Grande Randonnée de Pays « tours du Bassin minier Nord-Pas de Calais » balisé, une véloroute voie verte traversant tout le territoire en cours d’aménagement, mais aussi pour requalifier des friches minières telle que la cokerie de Drocourt devenu un Parc Naturel Urbain, « le Parc des îles », ou encore pour permettre l’aménagement d’espaces de nature et de loisirs, comme le site des Argales à Rieulay.

La MBM agit également sur le front réglementaire en proposant des outils pour mieux prendre en compte la Trame verte et bleue dans les documents d’urbanisme : déclinaison de la Trame verte et bleue à l’échelle de la parcelle sur le territoire du SCOT de l’Artois, coréalisée avec l’Agence d’Urbanisme de l’Arrondissement de Béthune ; proposition de classer certains terrils au titre de la loi paysage 1930 portée avec la DREAL Nord-Pas de Calais…

Dans le cadre de la Conférence Permanente du Bassin Minier, l'atelier consacré à la Trame verte et bleue fait aussi le pari d'une destination touristique à construire, profitant bien sûr de l'inscription au Patrimoine Mondial en 2012, et faisant de la Trame verte et bleue un atout majeur d'attractivité. 

En savoir plus


Schéma TVB du Bassin Minier, publié en 2011

Une ancienne voie ferrée : support de la trame verte et bleue (Wingles) © Samuel Dhote - MBM
Contact
 
Sandrine BELLAND
Chargée de mission Trame verte et bleue - Environnement
Mission Bassin Minier

sbelland@missionbassinminier.org

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Agenda

le27 novembre
Dijon

Trames vertes et bleues, faut que ça maille

Rendez-vous incontournable des acteurs de l’EEDD en région Bourgogne, les Rencontres de l’EEDD auront lieu le mercredi 27 novembre 2013 à Dijon. L’objectif est multiple :

  • offrir un espace de réflexion et d’échanges sur la thématique des continuités écologiques,
  • valoriser des expériences et des pratiques,
  • favoriser la création d’une dynamique de mutualisation pour inciter les structures à développer des projets d’EEDD sur le territoire bourguignon.
le28 novembre
Paris

Matinée d'échanges "Biodiversité et infrastructures linéaires"

Cette matinée abordera notamment les points suivant :

Eviter, réduire, compenser : comment limiter l'impact des projets futurs sur la biodiversité ?

  • Quelles méthodes, quelles techniques pour identifier et évaluer les impacts des infrastructures linéaires (électriques, routières, ferrées, fluviales, etc.) ?
  • Quelles mesures compensatoires ?

Comment développer la biodiversité autour des infrastructures existantes ?

du5 décembre
jusqu'au6 décembre
Paris

Journées d'études "Gouvernance des natures urbaines"

Ces deux journées d’échange à destination des milieux scientifique et professionnel sur les questions de gouvernances des natures urbaines auront lieu à l’université Paris Diderot. Elles viendront clôturer deux programmes de recherche portés par le CNRS Ladyss : le programme GIS Climat CCTV2 « Changement Climatique et Trames Vertes 2 » et le programme « Analyse des modalités de gouvernance initiées lors de la mise en place d’une politique de trame verte et bleue en milieu urbain par des collectivités ».

le10 décembre
Laval (53)

Rencontre en Pays de la Loire : Traduction réglementaire de la TVB

Alors que de nombreux territoires entrent en réflexion ou élaborent leur Trame verte et bleue, le réseau régional des CPIE, en partenariat avec la DREAL et le Conseil Régional des Pays de la Loire, souhaite aider les collectivités, par la capitalisation des expériences acquises au sein des territoires ligériens, à s’outiller pour conduire au mieux leur démarche de Trame verte et bleue.

Cette troisième et dernière journée de l'année 2013 aura pour thème la traduction réglementaire de la TVB.

du10 décembre
jusqu'au12 décembre
Velaine-en-Haye (54)

Formation Trame verte et bleue : objectifs et enjeux

Cette formation généraliste dispensée dans le nord-est reviendra sur le cadre juridique, les bases techniques et scientifiques, la méthodologie d'élaboration de la TVB, la mise en oeuvre opérationnelle et le dispositif de suivi et d'évaluation à mener. Elle s'appuiera notamment sur des études de cas concrets (TVB et documents d'urbanisme, TVB et espaces naturels, etc.).

le13 décembre
Lille

Colloque "Intégrer la biodiversité dans la stratégie des entreprises et des territoires"

Ce colloque s'articulera autour de séances plénières, d'un espace forum et surtout d'ateliers débats qui porteront sur les thèmes suivants :

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A consulter

Agriculture, biodiversité et continuités écologiques

Il existe de nombreuses possibilités de contributions de l'agriculture à la biodiversité qui peuvent se répartir selon  3 niveaux : à l’échelle de la parcelle, à l'échelle de l'exploitation, à l’échelle des territoires et des paysages. A l'inverse, les contributions de la biodiversité et de la TVB à l'agriculture sont aussi nombreuses et peuvent être soit directes (augmentation de la production de fourrage, la stimulation de l'appétit des herbivores...) soit indirectes et concernent dans ce cas des échelles spatiales plus vastes que l'exploitation (disponibilité en eau et la régulation des crues, la qualité des eaux...).
 
En Provence Alpes Côte d'Azur ces contributions participent à ce que la région soit particulièrement riche en biodiversité. Mais les équilibres sont fragiles et mobilisent de nombreux acteurs. Dans le cadre de l'élaboration du SRCE, de multiples échanges ont permis de brosser une vision partagée de ce territoire et de ses enjeux. Les travaux menés par le CETE Méditerranée en 2012-2013 ont initié une valorisation des pratiques agricoles existantes favorables aux continuités écologiques et à la biodiversité en générale. Une première synthèse a été réalisée, dont une brochure en quelques pages donnent les grandes lignes.

Retour sur le colloque "Quand gestion hydraulique rime avec continuité écologique dans les zones humides littorales"

Les 30 septembre et 1ier octobre derniers s'est déroulé le colloque "Quand gestion hydraulique rime avec continuité écologique dans les zones humides littorales" qui a mobilisé et fédéré un grand nombre d'acteurs concernés par la restauration de la continuité écologique sur les zones humides en aval des cours d'eau.

Présentations des intervenants au colloque

Les jeudis de la restauration

Chaque jeudi, l'ONEMA vous propose de découvrir un ou deux exemples de restauration hydromorphologique d'un cours d'eau français, entrepris par un maître d'ouvrage, avec parfois de nombreux partenaires. Ces exemples, anciens ou plus récents, ont été réunis par l'ONEMA et les Agences de l'eau dans un recueil d'expériences sur l'hydromorphologie.

Exemples de restauration hydromorphologique de cours d'eau

Journal de la Trame verte et bleue, la TVBoise du Ternois

Le Pays du Ternois dispose d'une étude Trame verte et bleue réalisée par une association du territoire, le CPIE Val d'Authie, et dont les objectifs sont:
- décliner territorialement le Schéma Régional Trame Verte et Bleue,
- disposer d’un document cadre qui constitue à la fois un guide, une cartographie de référence, co-construit avec les élus et acteurs locaux, garantissant une cohérence d’ensemble, pour assurer la reconquête des milieux naturels, leur maillage écologique, leur pérennité et leur multi-fonctionnalité, permettre l’enclenchement d’une dynamique collective des acteurs locaux autour de la mise en œuvre concrète de la trame verte et bleue
- se doter d’un programme d’actions, à moyen et long termes dont les trois priorités retenues sont la réhabilitation, la gestion et la création de zones humides, la gestion durable et l'aménagement de valorisation des sentiers de corridor, et la gestion différenciée du territoire.

Depuis 2011, le Pays du Ternois publie son journal de la Trame verte et bleue, la TVBoise du Ternois, consultez le dernier numéro de novembre qui vient de paraitre!

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Du côté de la recherche...

Des synthèses d'articles scientifiques sur le site du centre de ressources TVB

Le site du centre de ressources TVB vous propose, dans la rubrique "Du côté de la recherche", des synthèses en français d’articles scientifiques généralement publiés en anglais. Celles-ci font le point sur une série de thèmes de recherche en lien avec la trame verte et bleue : modélisation et cartographie, espèces et habitats naturels, fragmentation, infrastructures linéaires, continuités des cours d’eau.
N’hésitez pas à aller régulièrement consulter cette rubrique, 6 articles sont en ligne pour l’instant et seront complétés par de nouvelles productions dans les semaines qui viennent.
Pour en savoir plus sur la modélisation des continuités par la théorie des graphes, se rendre compte de l’importance du choix des paramètres de coût de déplacement et comprendre pourquoi les animaux se dispersent, profiter d’expériences suisse et canadienne et comprendre que les cours d’eau n’ont pas qu’un fonctionnement amont-aval… En 4 à 8 pages vous en saurez plus et aurez peut être envie d’aller vous plonger dans l’article original!

Résumés d'articles scientifiques

Enquête sur les fiches espèces TVB

En 2012, le MNHN et l'OPIE ont rédigé des fiches bibliographiques sur 39 espèces proposées pour la cohérence nationale de la TVB. Ces documents sont mis à disposition sur le site du Centre de ressources TVB, en vue de donner une base scientifique sur les traits de vie de ces espèces liés aux déplacements et besoins de continuités écologiques. Afin de mieux connaître les avis des lecteurs et l'utilisation de ces productions, une enquête a été lancée. Si vous avez vous-même été amené à consulter ces fiches, n'hésitez pas à remplir le questionnaire pour faire remonter vos impressions et attentes.
Les questionnaires remplis sont à retourner par mail à Romain Sordello (sordello@mnhn.fr). L'enquête reste ouverte jusqu'au 06/12. Merci de votre participation !